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Historique

LE DOMAINE DES GRANDS COURS


A la révolution de 1789 et même après, il existait un domaine important au Bourg, c'était le domaine des Grands Cours dont les bâtiments étaient situés depuis la coopérative maraichère jusqu'à l'emplacement de l'école privée Saint Joseph.


En 1777, François RION de Feillens était notaire royal. Il fut nommé maire de Manziat le 30 mai 1798, poste qu'il occupa jusqu'en 1815. Sa soeur fait par testament don à la commune de tous ses biens immeubles qu'elle possédait aux Grands Cours, à charge par la commune d'établir une salle d'asile dirigée par des religieuses du même ordre que celui de l'école de filles et contrôlée par le maire et le curé. Pour diverses raisons le conseil municipal refuse.


Dans son testament, Mademoiselle Adeline RION prévoyait que ce legs était fait sous condition formelle de la création d'une salle d'asile. En cas de refus de la commune, la fabrique deviendra légataire à sa place. Pour différentes raisons, la fabrique refusa elle aussi ce legs.


Le 6 juin 1898, Mme PITRE née BENOIT héritière de Mlle RION rentra en possession de ses biens. Elle devait en faire, plus tard, don à la congrégation des soeurs de Saint Joseph afin  qu'elles y construisent une école privée sur l'emplacement du domaine des Grands Cours.


L'apogée de l'école Saint Joseph se situe entre 1910 et 1920. A cette époque, presque toute la population scolaire fille fréquente cette école. Les filles des conseillers municipaux dont les pères manifestaient tant de hargne lors de la construction y envoient leurs filles même s'ils affichent un anticléricalisme foncier. Il faut dire que l'école Saint Joseph dirigée par des soeurs sécularisées du Saint sacrement bénéficie d'une équipe d'enseignantes remarquables. La directrice Mlle Charlotte ALLOUIN qui conduit ses élèves jusqu'au brevet a un tel ascendant sur elles qu'elle est rarement obligée de les punir. Plusieurs, après leur brevet, font une longue carrière dans l'enseignement. Mlle CLERMONT excellente musicienne fait profiter de ses dons à plusieurs élèves. Enfin, Mlle Maria DELANGLE qui s'occupe de l'asile est très appréciée des parents. La bonne réputation de l'école Saint Joseph s'étend bien au delà de la commune car plusieurs jeunes filles des environs y sont pensionnaires. En 1921, les soeurs du saint Sacrement sont remplacées par les soeurs de Saint Joseph dont la directrice est Mlle "Philomène".


En 1940, les Congrégations furent autorisées à reprendre les écoles et leurs habits religieux, les "DEMOISELLES" redevinrent en septembre des "SOEURS".


La direction de l'école fut successivement assurée par Soeur Louise-Madeleine de 1924 à 1955, par Soeur Charles (Gabrielle BERTHET) de 1955 à 1961, Soeur Saint-Jean (Simone PIRAT) de 1961 à 1966, soeur Charles à nouveau de 1966 à 1976, Soeur Hélène BERTHET de 1976 à 1988, Mme Danielle RONGIER de 1991 à 1998, Mme VAISSEAU Monique de 1998 à 2009.


JEAN-PIERRE  MEDAILLE


En plein XVIIe siècle, dans une France meurtrie par les guerres et la misère, un jeune Jésuite, le Père Médaille, réunit des femmes au Puy et fonde la Congrégation des Soeurs de Saint Joseph.


Jean-Pierre Médaille est né le 6 octobre 1610 à Carcassonne.

Son père est conseiller et avocat du roi au siège de Carcassonne.

A 16 ans, il entre au noviciat des Jésuites à Toulouse. Il se fait remarquer par sa ferveur et son intelligence. Ordonné prêtre en 1637, il est envoyé dans les collèges d'Aurillac et de St Flour.

Dès 1641, il parcourt les diocèses de St Flour, du Puy, de Vienne, de Clermont pour prêcher, confesser et réconforter. Il rencontre de jeunes femmes désireuses de consacrer leur vie à Dieu au service des gens qui les entourent.

Au Puy, il confie son projet à Mgr de Maupas, Evêque du Puy. La Congrégation des Soeurs de Saint Joseph est fondée en 1650. Le Père Médaille meurt à Billom,en Auvergne, en 1669,
âgé de 59 ans.


MERE   SAINT JEAN   FONTBONNE


Le 13 mars 1759 naît Jeanne Fontbonne à Bas-en-Basset (Haute-Loire). Elle est l'élève des Soeurs de Saint-Joseph à Bas-en-Basset et au Puy. Entrée à la communauté de Monistrol,
elle reçoit avec l'habit le nom de Soeur Saint-Jean. En 1785, à 26 ans, elle est élue Supérieure de la communauté : sa cordialité et sa simplicité touchent le coeur de ses Soeurs, et de tous ceux avec lesquels elle collabore ; c'était une femme auprès de laquelle il faisait bon vivre.

La Communauté subit le contrecoup de la Révolution française et doit se disperser.  Découverte chez ses parents, Mère Saint Jean est emprisonnée à Montfranc (aujourd'hui Saint-Didier-en-Velay) ; elle y rejoint d'autres Soeurs. Ensemble, elles transforment la prison en maison de prière. Les mois passent !...Les exécutions capitales ont lieu sur la place du Martouret au Puy.


Un jour de juillet 1794, le geôlier dit à Mère Saint Jean : " A demain, ton tour ! " - " Deo Gratias " répondit-elle ! Mais, le lendemain, c'était la chute de Robespierre... et la liberté ! Toute sa vie, Mère Saint Jean regretta " de ne pas avoir eu la grâce du martyre ".

Pendant les 13 années suivantes, elle demeure dans sa famille, attendant paisiblement l'heure de Dieu, menant une vie de prière et de service auprès des pauvres, des enfants et des malades.

Le Cardinal de Lyon, Monseigneur Fesch, cherche à faire rétablir la Congrégation des Soeurs de Saint-Joseph et il fait appeler Mère Saint Jean Fontbonne.

Femme de foi profonde et d'audace, pleine d'humilité, elle est appelée à Saint-Étienne (Loire), pour prendre la direction d'un groupe de femmes, aspirant à la vie religieuse,
appelées les " Filles Noires " (à cause de leur habit).


La prise d'habit du 14 juillet 1808 marqua le début de la Congrégation Saint-Joseph de Lyon.
Dès 1809, Mère Saint Jean envoit un groupe de Soeurs à Lyon ; en 1816, elle quitte Saint-Etienne, pour s'installer dans une ancienne dépendance de la Chartreuse du Lys Saint-Esprit,
à la Croix-Rousse. Elle ouvre le Noviciat, organise la Congrégation au fur et à mesure des fondations, créant de nombreuses communautés à Lyon, et dans les départements voisins...

Pour Mère Saint Jean, l'essentiel est de transmettre aux Soeurs " l'esprit donné par le Père Médaille aux premières filles du Petit Dessein ". Face à l'immensité de la tâche, elle remet paisiblement ses projets à " Celui qui a toutes choses immenses " ; et elle demeurait ainsi dans la paix intérieure et extérieure.

 


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